La rétribution au courtier immobilier, la moins chère ou non?

La rétribution au courtier, la moins chère ou non?

Depuis que je suis courtier immobilier, c’est-à-dire depuis 2003, ce qui m’a frappé le plus à mes débuts, c’est de voir que certains courtiers regardent la rétribution qu’ils pourront toucher s’ils réalisent la vente avant même de regarder la propriété. En fait, ils effectuent une recherche pour connaitre les propriétés correspondantes aux critères de leur client puis, font un tri en commençant par regarder la rétribution rattachée à la propriété. Celles qui sont plus payantes se retrouvent sur le dessus de la pile et les autres sont parfois même écartées tout simplement.

Ce que j’en comprends, c’est que si une propriété est plus payante à vendre qu’une autre, elle pourrait très bien être présentée comme étant plus belle, mieux située, mieux entretenue et j’en passe. Tout ça, aux dires du courtier qui a fait le tri en ayant comme second critère, la rétribution.

C’est en partant de cette réflexion que j’en étais venu à plusieurs scénarios dont celui qui fait que si on inscrit une propriété avec une rétribution offerte au collaborateur en déca du marché dans un secteur donné, il se pourrait bien qu’elle soit plus longtemps sur le marché et qu’elle pourrait très bien se vendre à un prix inférieur par le fait même. De là je suis parti en me disant que je tenterais de faire comprendre ce phénomène aux clients que je rencontrerais car pour moi, c’était une question de trouver le bon produit pour le bon client et ce, sans même regarder le taux de la rétribution. Je me disais que peu importe le montant, j’aurai une paie qui sera descente et j’aurai répondu aux critères des clients et non à mon critère de rétribution.

Il faut donc en déduire que lorsque l’on inscrit sa propriété auprès d’un courtier immobilier, il faut penser un peu plus loin que la rétribution à payer lors de la vente mais plutôt au montant que je veux dans mes poches et ce en faisant abstraction du montant qui sera la rémunération des courtiers. Si une propriété est affichée à un prix X (valeur la plus probable tout en étant pas une aubaine) et que la rétribution octroyée aux courtiers se retrouve dans les plus élevées du secteur et de la gamme de propriété, il y a plus de chance que la propriété se vende rapidement et probablement à un prix plus élevé car la mise en marché attirera plus de courtiers (et plus de clients), il faut se rappeler que dans un de mes textes précédents je faisais référence à une statistique disant que les ventes se concluaient avec l’intervention d’un courtier collaborateur dans 80 à 85% des transactions, alors il est probable que cette théorie soit très valable. En partant de ceci, je suis donc d’avis que si le pourcentage de rétribution accordé au collaborateur est intéressant pour celui-ci, il aura un plus grand intérêt à présenter cette propriété par rapport à une autre qui accorde moins de rétribution et si plusieurs courtiers pensent de la même façon, il y aura plusieurs clients d’intéressés pour cette propriété et il est probable que nous obtenions une promesse d’achat avec des meilleures conditions y compris le prix. Le résultat en serait positif pour le vendeur car au final, si la rétribution accordée était de 1% de plus que le marché aux alentours mais que le prix de vente final est de $8000 plus élevé sur une propriété de $300000.00 (Pour le bénéfice de l’exercice), il en coûterait $3000.00 de plus sur la rétribution mais le gain serait quand même de $5000.00 pour notre vendeur.

J’ai fait cet exercice tout en étant conservateur et il s’agit aussi d’une théorie et il est difficile de prétendre pouvoir démontrer le gain finalement car on ne saura jamais ce qui aurait été possible de récolter pour le vendeur s’il n’avait pas donné 1% de plus sur la rétribution.

En faisant référence à un texte antérieur, les courtiers collaborateurs sont intéressés de travailler sur les propriétés du courtier qui offre une rétribution équitable et qui collabore au maximum pour arriver à une transaction en les considérant comme des clients eux-mêmes.

Dans un prochain texte, je vais expliquer mon interprétation du phénomène que l’on voit souvent : une maison en vente mais qui ne se vend pas, qui demeure longtemps sur le marché et pourtant, c’est souvent un beau produit, bien situé et intéressant.

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