DES MORTS DANS UNE MAISON ? JAMAIS J’ACHÈTERAIS !

Des morts dans une maison, jamais j’achèterais !

 

Souvent des gens que je rencontre me disent cette phrase. Je leur demande alors s’ils parlent de suicide ou de mort violente ? La majorité me répondent que non, c’est encore pire ça ! Je leur demande d’élaborer un peu sur le sujet, de m’expliquer ce qu’ils veulent dire par des morts dans une maison. Ils me disent souvent simplement le fait qu’il y ait eu des personnes mortes à l’intérieur d’une maison fait en sorte qu’ils ne veulent pas acheter cette maison.

Je leur demande à ce moment là à quel endroit ils demeurent ? Une maison construite en quelle année ? Et tout dépendant de leurs réponses, je  m’amuse à leur dire qu’il y a fort probablement des morts qui ont déjà été dans cette maison. Il fût un temps où lorsqu’un membre de la famille mourrait, le corp était exposé dans le salon familial, c’est-à-dire dans votre salon. Je me rappelle d’une maison que mes parents avaient achetée en 1976, elle avait été construite en 1940, ça ne fait pas si longtemps que ça ! Lorsque nous avons emménagé, la voisine était venue dire un beau ‘Bienvenu’ à mes parents et elle s’était empressée de mentionner que l’ancien propriétaire avait perdu ses deux femmes et elles avaient été exposées dans notre salon, entre les deux fenêtres, juste là comme elle disait. Ces choses n’ont jamais dérangées mes parents alors nous les enfants, pensions de la même façon. Mais pour ceux qui ont une peur des morts, ça aurait probablement été différent.

Dans mon cas, la dernière avait été exposée dans notre salon à la fin des années soixante. Et le corp pouvait rester là pendant une grosse semaine, jour et nuit jusqu’à l’enterrement. Les salons mortuaires ont débuté dans les débuts 70 il me semble.

Lorsque je parle de ces coutumes dans le temps, les gens se résonnent souvent et finissent par dire que c’est vrai, c’est plutôt les suicides ou morts violentes qui les effraient. Des gens qui meurent de façon naturelle ça arrive un peu partout. L’hôpital est le lieu auquel on peut facilement faire référence et pourtant, rare sont ceux qui pensent à ce détail lorsqu’ils ont mal quelque part et qu’ils doivent se rendre là.

Tout ça pour dire que c’est souvent une question de perception. De la façon de voir les choses. C’est aussi souvent l’inconnu qui fait en sorte que l’on ne veut pas quelque chose ou que l’on a peur de quelque chose.

J’ai vendu des maisons qui avaient été l’endroit de suicides et d’autres de meurtres. Une dont je me souviens, la dame me raconte tout bonnement qu’ils étaient bien assis dans le salon, son conjoint était dans son fauteuil et elle sur le divan, il est arrivé une Econoline et elle s’est stationnée devant la fenêtre du salon, la porte de côté s’est ouverte et quelqu’un a fait feu sur le conjoint qui était bien assis dans son fauteuil, au travers de la fenêtre du salon. Elle me demandait s’il fallait le mentionner lors de la vente. Effectivement c’est le genre de chose qu’on se doit de divulguer pour ne pas avoir de problème. Je l’ai vendue quand même rapidement cette maison et l’acheteur n’accordait aucune importance à cette information, il était militaire !

Beaucoup de drame se sont produits à plein d’endroits et le temps fait en sorte que les gens oublient et ne s’occupe plus de l’historique. Pourtant d’autres tiennent mordicus à connaitre ces détails. L’important est de donner l’information et les gens jugeront s’ils sont prêts à vivre dans cet environnement. Il faut toute sortes de monde pour faire un monde comme disait si bien ma mère !