D’aventures en aventures !

D’aventures en aventures !

Il y a plusieurs mois, un courtier qui travaille dans la même boite que moi m’appelle et me demande si ça m’intéresse de prendre un contrat dans une ville un peu plus retirée pour lui car il n’arrivait pas à satisfaire le client. Bien sur que je vais le prendre et rencontrer le client.

 

Je me rends donc voir ce client qui en fait avait demandé à l’autre courtier s’il pouvait m’avoir comme courtier à la place étant donné que j’avais vendu très rapidement la maison d’une de ses connaissances qu’il rencontrait au petit bar non loin de sa demeure. Je lui explique qu’il ne doit pas avoir la rétribution la plus basse en pensant qu’il lui restera plus d’argent dans ses poches mais plutôt d’intéresser les autres courtiers à travailler sur la vente de sa maison également avec une rétribution plus respectable. Il comprend très bien la situation car il possède une compagnie qui se spécialise dans l’électricité industrielle et il me dit que ça va lui faire grandement plaisir de me payer un peu plus si j’arrive à vendre sa maison.

 

Il se passe du temps et nous avons reçu une promesse d’achat qu’il a acceptée et qui finalement est tombée car la ville projette de passer les égouts municipaux dans le secteur en prévision d’un futur développement un peu plus loin.

Puis, une visite est demandée par un courtier collaborateur et une deuxième ensuite pour revoir la propriété. Ces acheteurs décident donc de déposer une promesse d’achat que le vendeur décide d’accepter. C’était conditionnel à l’inspection et au financement. Suite à l’inspection, un taux d’humidité anormal est observé au sous-sol et une expertise du drain de fondation est alors demandée. Notons que la prise de possession était passablement rapide, l’histoire de 5 semaines environ. Il faut donc trouver un entrepreneur pour creuser un accès au drain afin de passer une caméra à l’intérieur de celui-ci pour vérifier son état. Résultat, le drain est en partie boucher et il doit être nettoyé afin de résorber le problème d’humidité provenant de la fondation. Le vendeur s’occupe alors de faire nettoyer le drain et de faire installer des cheminées d’accès afin que les acheteurs puissent faire revérifier l’intérieur du drain et s’assurer que le problème sera résolu. On arrive dans la fin de semaine de la fête du travail et les délais augmentent pour finaliser le tout… finalement, tout est ok et le financement est entré également faisant en sorte que toutes les conditions relatives à la promesse d’achat ont été réalisées. Mais il ne reste qu’environ 10 jours avant de passer chez le notaire pour signer l’acte. Les acheteurs ont déjà vendu leur maison et doivent donc déménager à cette date pour libérer leur propriété au nouvel acheteur. Le vendeur aura donc très peu de temps lui aussi pour arriver à tout réaliser mais il est bien d’accord avec ce fait.

Quelques jours avant la signature de la transaction, coup de théâtre, le vendeur m’annonce qu’il va entrer en prison le lendemain du congé de la fête du travail. Donc on est le jeudi avant le congé. Il m’explique qu’il a été arrêté pour ‘ivresse au volant’ et qu’il passe en cour le mardi suivant et qu’il va plaider coupable et qu’il ira directement en prison probablement pour 30 jours mais qu’il devrait sortir quand il aura fait environ 10 jours. Bon, c’est clair qu’il ne pourra être là pour la signature et que son déménagement n’est même pas encore fait. Je lui suggère donc de trouver quelqu’un qui pourrait signer à sa place par procuration au moment ou l’on doit passer signer chez le notaire mais la question du déménagement demeure encore. Comment va-t-il arriver à trouver un déménageur qui pourrait tout prendre et placer en entreposage le temps qu’il règle la question de la prison ? Les déménageurs lui demandent un prix très élevé car c’est une fin de semaine de congé férié et c’est difficile de trouver quelqu’un pour travailler. Il finit par trouver une façon d’entreposer à même un conteneur directement dans sa cour. Il se met donc au travail et m’appelle le lundi de la fête en me disant qu’il a réussi à vider sa maison et que ce sera libre à l’acheteur. Mais il n’a toujours pas signer de procuration afin de pouvoir signer l’acte de vente du notaire afin de permettre l’entrée des nouveaux propriétaires.

Le mardi arrive et il est parti au palais de Justice pour sa cause et de mon côté je n’ai plus de communication avec lui ni la notaire au dossier. La panique commence à prendre chez les acheteurs et avec raison, ils ont vendu leur maison pour vendredi !

 

Je décide donc de suggérer au notaire de communiquer avec la personne qui devait signer par procuration et qui se trouve à être le fils du vendeur afin de connaitre le nom de l’avocat qui représentait le vendeur en cour et ainsi tenter de faire signer la procuration par son entremise directement en prison et ce pour permettre la signature de la vente comme prévue le vendredi. La notaire n’avais pas pensé à ça et communique avec le fils du vendeur qui la met en contact avec l’avocat et ils réussissent à faire signer le vendeur en prison. La notaire convoque donc les acheteurs et la signature finale devrait être seulement quelques jours après celle prévue au départ éliminant le stress de tout le monde dans ce dossier.

J’ai donc trouver la solution afin de conclure la transaction dans les meilleures conditions étant donné la situation. Comme les acheteurs avaient acheté par l’intermédiaire d’un courtier collaborateur qui n’est pas un courtier RE/MAX participant au programme de protection Tranquilli-T, celui-ci n’avait aucune protection pour sa transaction. Si par contre, cet acheteur était passé par notre entremise, il aurait bénéficié du programme et aurait sans doute été indemnisé par la situation. En exemple, les frais occasionnées par le retard de la transaction, entreposage des meubles et autres, le double déménagement, probablement une chambre d’hôtel pour les quelques jours de retard, l’intérêt perdu durant cette période, etc… mais le plus important, c’est que ces clients auraient été réconfortés dès le départ par cette protection et n’auraient pas eu le stress de ne pas savoir ce qui va se passer et une solution de rechange aurait tout de suite été envisagée par l’équipe qui prend en charge les clients avec un besoin de ce genre. C’est ça la différence chez RE/MAX, tout est mis en œuvre afin de trouver la meilleure solution et ainsi vous faire faire une transaction en toute Tranquilli-T !

Notre expérience et notre savoir faire a valu la peine dans ce dossier car nous avons trouvé les solutions au bon moment et surtout, dans un délai très court pour réaliser la transaction même si un problème de taille est survenu.

 

Les intervenants à la transaction n’avaient jamais vécu une situation du genre et c’est une expérience supplémentaire dans notre carrière. Toutes les situations quelle qu’elles soient, possèdent une solution et notre rôle est de trouver les meilleures moyens de régler les problèmes lorsqu’ils arrivent.

Les chicanes dans les successions, un peu difficile à comprendre !

Les chicanes dans les successions, un peu difficile à comprendre !

Il y a quelques semaines, une cliente m’appelle et me demande des informations concernant la mise en vente d’une propriété qui appartenait à son père du temps qu’il était vivant. Elle me mentionne qu’il lui est arrivé un accident il y a douze ans et demi et qu’il avait été placé dans une résidence de soins prolongé et qu’il n’habitait plus la résidence depuis 12 ans et demi.

Avec cette information, j’ai demandé pourquoi la propriété n’avait pas été mise en vente avant ? Elle m’a simplement dit que la succession était difficile puisque son père était décédé depuis plus de 2 ans et que rien n’était réglé depuis. Elle m’explique qu’ils sont 5 enfants mais que deux des enfants sont nés avant le mariage de leurs parents et que ceux-ci ne figurent pas sur le testament de leur père. Que les 3 enfants qui y figurent ne s’entendent pas pour la mise en vente et qu’elle a suggéré d’ajouter les deux autres de façon volontaire dans la succession mais qu’il y a un des frères qui ne veut pas du tout. Ce serait d’ailleurs lui qui mettrait un frein à la mise en vente pour le moment. Il a des choses dans le garage et dans la maison et n’a aucun intérêt de vendre car il bénéficie de l’emplacement sans rien payer pour. Il a mis une pancarte à vendre sur le terrain mais n’est jamais disponible pour répondre, il travaille et n’a pas de téléphone cellulaire ni d’internet donc, c’est juste pour le fun que la pancarte est là… C’est pour cette raison qu’elle fait une démarche pour qu’un courtier s’occupe de la mise en vente et que la succession puisse se terminer un jour. La sœur n’a même pas de clé pour pouvoir entrer dans la maison ni le garage, c’est le frère qui en possède seulement.

Elle finit donc par convaincre son frère de me rencontrer pour pouvoir expliquer les services que je peux offrir.

Nous avons notre rencontre et le frère en question est réticent lorsque je lui explique le tout, la valeur de la propriété versus l’évaluation municipale, que je pourrais vendre plus cher que cette évaluation municipale. La propriété ne possède pas de chauffage, ni de système de chauffage, il la chauffe avec une petite chaufferette branchée dans une prise de courant normale. Il dit que c’est assez pour tout l’hiver, que ça ne gèle pas dans la maison. On peut voir sur place que la maison n’a eu aucun entretien depuis plusieurs années, en fait, les deux me disent que ça fait au moins 12 ans et demi que c’est laissé à l’abandon à part le fait de venir faire un tour pour vérifier que rien n’a bougé. Après quelques heures d’explications, les deux en viennent à s’entendre et accepte de signer un contrat de courtage avec moi pour la mise en vente. Le client n’accepte pas de me donner une clé de la propriété tout de suite et dit qu’il va nous revenir quand ce sera le temps.

Je repars donc avec cette propriété à vendre et je sais que ce ne sera pas facile de négocier lorsque viendra le temps de présenter une promesse d’achat car il a démontré qu’il ne voudrait pas négocier le prix de mise en vente.

Notre équipe se met en branle pour la mise en marché, pancarte, photos, publicité et un rappel des clients potentiels que nous avons déjà en banque. Il faut dire que je suis courtier depuis plus de quinze ans alors j’ai en banque un bon nombre d’acheteurs potentiels pour toutes sortes de propriétés dans tous les secteurs de la région.

Quelques jours plus tard, une visite doit s’effectuer et on doit avoir la clé, je réussi donc après avoir parlé à celle qui avait fait la première communication avec moi pour mettre en vente la propriété, à obtenir une clé que je dois aller chercher en mains propre. Plusieurs visites ont donc lieu et une promesse d’achat est signée. Je l’envoie à Mme puisque lui n’a pas d’internet. Puis, un autre courtier qui a visité avec ses clients dépose également une promesse d’achat. La sœur qui s’occupe de faire les suivis avec moi est très heureuse du mouvement immédiat sur la propriété. Elle me rappelle donc en me disant : ‘devinez-quoi, il ne veut rien savoir’ même si la promesse d’achat était à 4500$ plus basse que le prix demandé. Je lui fais alors part de la bonification de la promesse d’achat à seulement 1500$ de moins que le prix demandé et elle me dit qu’il ne veut rien savoir en bas du prix qu’on demande. C’est là que j’ai le plaisir de lui dire que les deuxièmes offrant avaient promis d’acheter au prix demandé et ce sans faire d’inspection de la propriété, seulement conditionnel au financement. Elle était très heureuse de m’entendre et elle doit en parler à son frère pour s’assurer qu’il va collaborer.

Nous nous rencontrons donc pour signer l’acceptation de la promesse d’achat au prix demandé. Il reste que la lettre d’approbation du prêteur hypothécaire à recevoir.

 

Quelques jours passent et je reçois l’approbation du financement pour la propriété, c’est fait, Vendu ! Je communiquer avec Mme pour l’aviser et pour prendre rendez-vous pour pouvoir signer l’accusé de réception de cette lettre et mettre un ‘Vendu’ sur la pancarte devant la propriété. Je passe donc les rencontrer à la maison et le frère n’en revient tout simplement pas que ce soit réglé rapidement comme ça. J’avais de la misère à savoir si c’était parce qu’il était content ou plutôt déçu de la vente rapide car il devra sortir ses objets de la maison et du garage et qu’il aura seulement 3 semaines pour le faire.

La dame, elle n’en revient pas que nous ayons réalisé la vente en si peu de temps et elle est plus que satisfaite des services reçus. Reste à voir comment se déroulera la signature chez le notaire car le frère et la sœur devront signer l’acte de vente et tourner la page de cette aventure !

La police ou non ? Pas toujours facile les séparations !

La police ou non? Pas facile les séparations surtout quand on ne s’y attendait pas !

Je reçois un appel d’un homme qui me dit qu’il veut mettre sa maison en vente. Je lui demande donc à quel moment il serait préférable que nous nous rencontrions pour procéder. Il me dit alors qu’il voulait ça dans l’immédiat, que c’était pressant. Je lui confirme donc que je pourrais me rendre chez lui dans 1 heure.

Je prépare donc le dossier avant de partir pour la rencontre et dans mes vérifications il n’est pas le seul propriétaire de la maison mais il  y a une dame qui apparaît sur les titres. Je me rends donc chez lui, en entrant, il y a un homme qui semble pas mal troublé, 4 enfants dont une petite de moins d’un an dans une chaise haute mais pas de Mme n’est présente. Il me fait faire un tour rapide de la maison et il commence à me raconter qu’il est camionneur et qu’il est revenu hier en soirée et à son arrivée, Mme l’a accueilli en lui disant qu’elle lui laissait les enfants et qu’elle partait!

Il me raconte donc l’histoire un peu plus en détail. Elle aurait eu un appel d’une amie qui lui aurait mentionné qu’elle connaissait celui qui avait acheté l’ancien chalet de sa grand-mère et l’invitait à aller faire un tour afin de prendre connaissance des changements qu’il avait apportés à la propriété depuis qu’il l’avait achetée. Elles sont allées à la rencontre de cet acheteur et ont visité le chalet maintenant rendu une maison. BANG! Coup de foudre avec le nouveau propriétaire! Au dires de mon client, elle est tout simplement demeurée là à partir de ce moment. Elle ne faisait qu’aller s’occuper des enfants avant le retour de M ce vendredi.

Tout un choc pour mon client, c’est pour ça qu’il n’avait vraiment pas bonne mine. Il m’a avoué n’avoir jamais pensé que ça pouvait lui arriver. Tout allait bien dans le meilleur des mondes selon lui. Et là, il y avait sur la table un journal ‘Le Courrier de Portneuf’ ouvert à la page de ma publicité et un ‘Journal de Québec’ ouvert à la page d’un article qui relatait le meurtre d’une femme que son ex-conjoint avait traînée par les cheveux et noyée dans une flaque d’eau à l’arrière de la maison dans le coin de Montréal il me semble. Il prend cet article et me demande si j’ai vu ce drame? J’ai alors dit que oui… il m’a alors mentionné qu’il n’était qu’à un poil de ça! Qu’auparavant, quand il voyait un article du genre ou un drame du genre aux nouvelles, il trouvait dont que les ex étaient des caves et imbéciles, incapable de se contrôler. Que maintenant il les comprenait à la place. Qu’il pouvait très bien se sentir dans cette situation à l’instant même mais il a ajouté : je ne suis quand même pas assez fou pour faire pareil chose! Une chance qu’il a ajouté cette phrase!

Je suis donc reparti de ma rencontre sans toutefois signer de contrat car la Mme n’était pas là pour signer sa partie mais une fois rendu dans ma voiture, j’ai pris le téléphone et j’ai appelé ma conjointe et je lui ai raconté l’histoire. J’étais dans un dilemme face à cette situation. Dois-je avertir les autorités de ce que je viens de me faire raconter ou non? J’ai décidé de ne pas le faire. La phrase qu’il m’avait dite en terminant son envolée comme quoi il n’était pas assez fou pour faire une chose semblable m’avait parue sincère et j’y allait avec mon intuition.

Quelques jours plus tard, il me rappelle pour me dire que ce sera ok pour la mise en vente, que je devrai communiquer avec elle pour qu’elle puisse signer les papiers en conséquence pour prendre rendez-vous avec elle. Finalement j’avais pris la bonne décision mais encore aujourd’hui quand je pense à cette rencontre, j’hésite toujours à savoir si j’avais pris la bonne décision à l’époque. Dans mon cas ce fût la bonne mais probablement que dans la même situation, j’aviserais les policiers maintenant.

Pour terminer, le fameux acheteur de l’ancien chalet de la grand-mère s’est avéré être un petit cousin à moi dont j’ignorais l’histoire et plusieurs années plus tard, j’ai répondu à une annonce pour l’achat de poules pour mon amusement et me suis rendu à l’adresse pour acheter les fameuses poules et c’était à l’ancien chalet de la grand-mère et la personne qui m’a vendue les poules était la Mme qui avait eu le fameux coup de foudre et elle était toujours avec le petit cousin. Ils ont eu des enfants ensemble depuis. Je n’ai pas eu de nouvelle du client qui m’avait appelé pour mettre sa maison en vente depuis la fin de mon contrat de courtage. Il avait décidé de conserver la propriété.