Quand une maison ne se vend pas, on se gratte la tête nous aussi!

Quand une maison ne se vend pas, on se gratte la tête nous aussi!

Il arrive qu’une propriété que nous avons en vente ne se vende pas ou pire encore, il n’y a pas de mouvement (visite et/ou demande d’information). Je dois vous dire que de notre côté, on se pose beaucoup de questions aussi, on repense à la mise en marché, aux photos, à l’emplacement de la propriété, aux caractéristiques de la propriété et à ce qui pourrait être fait pour augmenter nos chances de réussite. On repasse les étapes de notre dossier une à une. Et souvent on ne trouve pas de cause définitive à ce problème.

 

Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a une maison en vente mais pour avoir une vente, ça prend aussi un acheteur qui lève la main pour démontrer son intérêt. Certes les courtiers peuvent tenter de présenter cette propriété à des clients potentiels sans que ces clients n’aient levé la main mais la plupart du temps c’est l’acheteur qui se manifeste par le biais de la mise en marché du courtier, site internet, publicité dans les journaux, publicité ciblée sur Facebook et Instagram ou même l’affiche posée sur le devant de la propriété. À partir de ce moment, le courtier se met en action pour répondre aux moindres interrogations du client, lui offrir de visiter la propriété et par le fait même, parfois des propriétés comparables afin qu’il puisse faire un choix éclairé. Rappelons que le courtier peut faire visiter les propriétés inscrites auprès d’un courtier immobilier et ce peu importe la bannière qui l’a inscrite. Il est de plus en plus courant de voir des courtiers faire des visites de propriétés annoncées en vente par leur propriétaire seulement. Depuis 2010, la Loi sur le courtage immobilier du Québec oblige le courtier qui désire effectuer ce type de visite à signer un contrat de courtage avec son acheteur s’il veut s’assurer d’être rémunéré dans le cas d’une transaction avec un propriétaire qui s’affiche sans courtier (sans protection non plus). J’aurai la chance de faire un billet sur ce sujet prochainement.

 

Revenons sur la maison qui ne se vend pas, en fait, on peut tenter de changer la mise en marché mais on se rend souvent compte que c’est l’acheteur qui n’est pas au rendez-vous. De changer le prix à la baisse fait en sorte que l’on pourra s’adresser à un plus grand nombre de clients potentiels, je compare ça à un entonnoir, plus le prix baisse, plus on agrandit le haut de l’entonnoir et la possibilité qu’il y a plus de clients potentiels s’agrandit donc. Des gens achèteront ‘par défaut’ comme je m’amuse à dire. Le prix demandé fera en sorte qu’ils se déplaceront pour la visiter et ils achèteront quand même à cause du prix. Ils y verront un genre d’opportunité et ils pourront la mettre à leur goût tout simplement tout en respectant leur budget initial.

 

La solution n’est pas simple en soi, c’est certain que le prix devient une avenue facile à emprunter mais si vous habitez la propriété, l’espace-temps n’est généralement pas un problème à moins que vous n’ayez une autre propriété déjà dans la mire. Sinon, on tentera de changer des photos, parfois on pourra faire des ‘visites libres’ pour permettre aux gens qui n’ont pas eu de coup de cœur jusqu’à maintenant puisse visiter sans avoir l’impression de déranger les gens. Finalement, c’est de mettre toutes les chances possibles afin qu’un acheteur lève la main et démontre un intérêt significatif et c’est là l’avantage de faire affaires avec un courtier immobilier d’expérience, celui qui saura à quel moment intervenir pour conclure la vente. Et ce n’est pas toujours au même moment que c’est le bon temps, il faut de l’expérience pour pouvoir capter les moindres signes de l’intérêt et faire en sorte que le client passe à l’action.

 

Dans un prochain texte, je vous expliquerai comment je vois les fameuses ‘visites libres’ et leur importance ou non.

 

LA MAISON QUI NE SE VEND PAS, ELLE DOIT AVOIR UN PROBLÈME!

La maison qui ne se vend pas, elle doit avoir un problème!

Il arrive parfois que l’on remarque une maison qui est sur le marché depuis longtemps, les voisins, la famille, les amis et les ‘Bedos’ font souvent comme commentaire… elle doit avoir un problème si elle ne se vend pas.

Mon analyse à moi vient d’un sujet déjà traité dans un de mes textes précédents. Il suffit parfois de regarder la fiche de la propriété disponible aux courtiers seulement pour constater que le taux de rétribution offert aux collaborateurs est plus bas que celui du marché du même secteur et de la même catégorie de propriété que celui de notre sujet d’analyse.

De mon côté comme courtier, je peux m’imaginer plusieurs scénarios qui mettent en cause cette rétribution, le courtier inscripteur se garde une plus grande part, pour établir le prix de la mise en vente, le courtier a dû couper le taux de rétribution ou encore, le vendeur n’est pas d’accord à ce que les courtiers se partagent un trop gros montant selon lui et on peut rire en disant : le vendeur est probablement un ‘grippe sous’! Mais il est fort probable que le problème de la maison qui ne se vend pas soit juste le chiffre inscrit comme rétribution accordée au collaborateur! Pour avoir fait beaucoup de mise en vente avec des propriétaires qui avaient déjà signé des contrats de courtage avec d’autres courtiers et qui sont devenus des ‘expirés’ dans notre jargon, parfois c’est le prix de la propriété qui est trop élevé, parfois c’est la mise en marché (photos et autres) qui n’est pas adéquate mais souvent, la rétribution était en cause. Il ne faut pas avoir peur que d’autres ‘fassent de l’argent’ pour arriver au résultat convoité mais il faut vivre avec une mentalité établie ici qui dit que les gens qui ont du succès et qui font de l’argent sont souvent des malhonnêtes pour écrire un beau mot ici… encore une fois, c’est ma propre analyse.

En résumé, il faut faire attention lorsque l’on se prépare à signer un contrat de courtage avec un courtier immobilier, il ne faut pas penser de façon absolue que plus le pourcentage de rétribution est bas, plus le montant restant au vendeur sera élevé. Mis à part le côté ‘argent’, il faut aussi analyser le côté ‘service’ que l’on va bénéficier sans parler des protections car à part les programmes des bannières, tous les titulaires de permis de courtier immobilier sont endossés par les protections associées à la Loi sur le courtage immobilier du Québec.

Je dis souvent à mes clients, lorsque vous ferez votre choix de courtier, le premier critère devrait être votre ‘feeling’ car lorsque vous signez un contrat avec moi, c’est pour faire équipe ensemble alors il faut que vous soyez à l’aise et que vous vous sentiez en confiance avec moi. Si vous pensez que je ne suis pas la bonne personne, allez-y avec votre ‘feeling’, choisissez le courtier avec qui le courant passe bien. Puis, donnez lui pleine confiance, après tout, vous l’avez choisi pour ses compétences. N’essayez pas de changer sa méthode de travail en tentant de lui donner des conseils sur comment faire la publicité, la photo principale n’est pas celle que vous auriez choisie etc… il doit avoir votre pleine confiance car il a aussi pleine confiance en vous pour lui permettre de mener à terme son engagement.

Dans un prochain texte, je tenterai d’expliquer comment on peut se sentir lorsque la propriété ne se vend pas et qu’il n’y a pas de mouvement.

Qu’arrive-t-il quand un acheteur décide de ne plus acheter?

Qu’arrive-t-il quand un acheteur décide de ne plus acheter?

Lorsqu’une promesse d’achat est acceptée et que toutes les conditions à l’exception de celle de signer l’acte notarié sont toutes réalisées, on peut dire que la propriété est vendue. Il ne reste que l’étape de se présenter chez le notaire pour la signature de l’acte de vente et la publication au registre foncier, ce qui rend la transaction entièrement réalisée.

Entre le moment de l’acceptation de la promesse d’achat avec les conditions levées et la signature chez le notaire, il peut se passer bien des choses quoique ce n’est pas chose courante d’avoir à vivre des situations stressantes pour toutes les parties impliquées. Il arrive que l’acheteur a soudainement décidé qu’il ne veut plus acheter, il peut y avoir différentes raisons mais disons que pour notre exemple, il a simplement décidé de ne plus acheter et de ne pas se présenter chez le notaire pour la signature. Il est lié juridiquement avec le vendeur et il doit pourtant respecter son engagement mais il demeure que rien n’empêche qu’il ne se présente pas pour la signature. Il s’expose donc à des recours contre lui, premièrement le vendeur pourrait intenter un recours en passation de titre, c’est-à-dire qu’un juge devra trancher et rendre un jugement à l’effet que l’acheteur devra ou ne devra pas signer l’acte de vente tel que convenu dans la promesse d’achat. L’acheteur s’expose également à devoir payer les frais de courtage immobilier qui auraient dû être payés par le vendeur lors de la transaction. Il pourrait aussi être tenu responsable d’une éventuelle perte lors de la revente de la propriété, autrement dit, si la propriété avait été vendue $250 000,00 et que le vendeur procède à la revente et qu’il fait les efforts pour en obtenir le maximum mais qu’il ne réussit à obtenir que le montant de $225 000,00, la perte de $25 000,00 pourrait donc être réclamée à l’acheteur en défaut ainsi que les frais encourus pendant la durée de la remise en vente.

Cette situation n’est pas souhaitable pour personne et n’est pas chose courante non plus. La bannière Remax offre à ses clients admissibles une protection nommée Tranquilli-T et dans notre cas présenté plus haut, le vendeur serait sans doute dédommagé dans le cadre du programme. Après avoir été analysé, il est probable que le vendeur serait remboursé pour les frais encourus du fait qu’il n’a pas été payé à la date prévue de l’acte notarié. Ces frais peuvent être ceux d’électricité, les taxes municipales et scolaires, les frais d’entretien, les assurances habitation ainsi que d’autres frais et ce toujours après analyse du dossier par le service qui administre ce programme. Cette protection pourrait couvrir notre vendeur pendant une période de 6 mois et n’excédant pas un montant de $25 000,00. On peut dire que c’est vraiment un baume sur une situation désagréable pour toutes les parties impliquées mais qui vient sécuriser la situation financière de notre vendeur et évite ainsi à devoir couvrir le coût de deux propriétés en même temps car souvent, le vendeur a fait l’acquisition d’une nouvelle propriété et il devrait assumer les frais des deux propriétés s’il n’avait pas cette protection. Rappelons que cette protection est offerte gratuitement aux clients qui transigent avec un courtier Remax participant et qui implique une propriété admissible.

Dans un prochain texte, je vous parlerai d’un autre volet qui protège les clients Remax, le programme Tranquilli-T pourrait acheter votre propriété!