La police ou non ? Pas toujours facile les séparations !

La police ou non? Pas facile les séparations surtout quand on ne s’y attendait pas !

Je reçois un appel d’un homme qui me dit qu’il veut mettre sa maison en vente. Je lui demande donc à quel moment il serait préférable que nous nous rencontrions pour procéder. Il me dit alors qu’il voulait ça dans l’immédiat, que c’était pressant. Je lui confirme donc que je pourrais me rendre chez lui dans 1 heure.

Je prépare donc le dossier avant de partir pour la rencontre et dans mes vérifications il n’est pas le seul propriétaire de la maison mais il  y a une dame qui apparaît sur les titres. Je me rends donc chez lui, en entrant, il y a un homme qui semble pas mal troublé, 4 enfants dont une petite de moins d’un an dans une chaise haute mais pas de Mme n’est présente. Il me fait faire un tour rapide de la maison et il commence à me raconter qu’il est camionneur et qu’il est revenu hier en soirée et à son arrivée, Mme l’a accueilli en lui disant qu’elle lui laissait les enfants et qu’elle partait!

Il me raconte donc l’histoire un peu plus en détail. Elle aurait eu un appel d’une amie qui lui aurait mentionné qu’elle connaissait celui qui avait acheté l’ancien chalet de sa grand-mère et l’invitait à aller faire un tour afin de prendre connaissance des changements qu’il avait apportés à la propriété depuis qu’il l’avait achetée. Elles sont allées à la rencontre de cet acheteur et ont visité le chalet maintenant rendu une maison. BANG! Coup de foudre avec le nouveau propriétaire! Au dires de mon client, elle est tout simplement demeurée là à partir de ce moment. Elle ne faisait qu’aller s’occuper des enfants avant le retour de M ce vendredi.

Tout un choc pour mon client, c’est pour ça qu’il n’avait vraiment pas bonne mine. Il m’a avoué n’avoir jamais pensé que ça pouvait lui arriver. Tout allait bien dans le meilleur des mondes selon lui. Et là, il y avait sur la table un journal ‘Le Courrier de Portneuf’ ouvert à la page de ma publicité et un ‘Journal de Québec’ ouvert à la page d’un article qui relatait le meurtre d’une femme que son ex-conjoint avait traînée par les cheveux et noyée dans une flaque d’eau à l’arrière de la maison dans le coin de Montréal il me semble. Il prend cet article et me demande si j’ai vu ce drame? J’ai alors dit que oui… il m’a alors mentionné qu’il n’était qu’à un poil de ça! Qu’auparavant, quand il voyait un article du genre ou un drame du genre aux nouvelles, il trouvait dont que les ex étaient des caves et imbéciles, incapable de se contrôler. Que maintenant il les comprenait à la place. Qu’il pouvait très bien se sentir dans cette situation à l’instant même mais il a ajouté : je ne suis quand même pas assez fou pour faire pareil chose! Une chance qu’il a ajouté cette phrase!

Je suis donc reparti de ma rencontre sans toutefois signer de contrat car la Mme n’était pas là pour signer sa partie mais une fois rendu dans ma voiture, j’ai pris le téléphone et j’ai appelé ma conjointe et je lui ai raconté l’histoire. J’étais dans un dilemme face à cette situation. Dois-je avertir les autorités de ce que je viens de me faire raconter ou non? J’ai décidé de ne pas le faire. La phrase qu’il m’avait dite en terminant son envolée comme quoi il n’était pas assez fou pour faire une chose semblable m’avait parue sincère et j’y allait avec mon intuition.

Quelques jours plus tard, il me rappelle pour me dire que ce sera ok pour la mise en vente, que je devrai communiquer avec elle pour qu’elle puisse signer les papiers en conséquence pour prendre rendez-vous avec elle. Finalement j’avais pris la bonne décision mais encore aujourd’hui quand je pense à cette rencontre, j’hésite toujours à savoir si j’avais pris la bonne décision à l’époque. Dans mon cas ce fût la bonne mais probablement que dans la même situation, j’aviserais les policiers maintenant.

Pour terminer, le fameux acheteur de l’ancien chalet de la grand-mère s’est avéré être un petit cousin à moi dont j’ignorais l’histoire et plusieurs années plus tard, j’ai répondu à une annonce pour l’achat de poules pour mon amusement et me suis rendu à l’adresse pour acheter les fameuses poules et c’était à l’ancien chalet de la grand-mère et la personne qui m’a vendue les poules était la Mme qui avait eu le fameux coup de foudre et elle était toujours avec le petit cousin. Ils ont eu des enfants ensemble depuis. Je n’ai pas eu de nouvelle du client qui m’avait appelé pour mettre sa maison en vente depuis la fin de mon contrat de courtage. Il avait décidé de conserver la propriété.

Le prix, ce n’est pas toujours le plus important !

LE PRIX N’EST PAS TOUJOURS LE PLUS IMPORTANT!

Très souvent je rencontre autant des vendeurs que des acheteurs et quand vient le temps de parler de la possibilité de faire une transaction, ils ne parlent que du prix sans même penser à toutes les autres conséquences que contient la promesse d’achat.

On a qu’à penser à la date de la prise de possession et de signature de l’acte notarié. On a beau avoir le bon prix mais si la date ne correspond pas à nos besoins, ce n’est probablement pas possible de s’entendre. En prenant comme exemple le fait que si vous vendez votre propriété et que vous devez quitter le 25 août prochain, une promesse d’achat sur la maison que vous convoitez devra correspondre à une date de déménagement logique pour tout le monde. Dans plusieurs cas, les gens voudront avoir un peu de temps avant l’aménagement pour faire quelques travaux de rénovation, de peinture ou même juste de faire un grand ménage complet avant. Donc dans notre exemple, on pourrait demander dans la promesse d’achat de passer chez le notaire le 18 août et de prendre possession à cette date également pour laisser du temps pour les petites rénovations et la peinture. On doit comprendre ici que même si le prix accepté est le bon mais que vous ne pouviez pas aménager avant le mois de décembre, ce ne serait pas un idéal pour vous. Les vendeurs de cette propriété pourraient ne pas pouvoir accepter une date antérieure pour la simple et bonne raison que leur construction neuve ne sera pas prête avant cette date.

Parfois les familles doivent agencer la date de fin et/ou de début des classes pour les enfants et ils vont prioriser les possibilités de déménagement à l’intérieur de cette plage. On peut comprendre que c’est souvent non négociable et qu’ils ne procéderont pas à l’achat d’une propriété si la date ne peux correspondre à leur besoin bien au-delà du prix offert.

À l’inverse, parfois nous réussissons à finaliser une transaction en monnayant cette fameuse date, c’est-à-dire que soit l’acheteur va payer un peu plus pour obtenir la date convoitée afin que le vendeur soit dédommagé du fait qu’il doit quitter dans une période qui n’est pas son idéal. Il devra sans doute débourser plus, soit pour de l’entreposage et/ou pour des frais de location d’appartement à court terme pour le temps entre la livraison de la maison qu’il quitte et jusqu’à la prise de possession de sa nouvelle demeure. Il arrive que le vendeur pour ne pas perdre la vente, trouve refuge pour quelque temps chez un membre de sa famille mais il devra quand même souvent payer pour entreposer ses effets personnels et les meubles en attendant sa nouvelle propriété.

On pourrait prendre également l’exemple de l’acheteur qui décide de faire une promesse d’achat au prix demandé par le vendeur mais avec une date de prise de possession dans un an. Dépendant de la situation du vendeur, il pourrait y voir un avantage à demeurer dans la maison durant tout ce temps et ça lui donne du délai pour faire ses recherches pour une nouvelle propriété. Lorsqu’il s’agit d’une personne âgée, souvent elle aime passer un dernier moment dans sa maison avant de prendre le chemin d’une résidence car c’est souvent depuis plusieurs années qu’elle demeure dans la maison et qu’elle y a élevé sa famille et les souvenirs qui s’y rattachent font en sorte que c’est plus difficile de quitter.

Des vendeurs sont prêts à vendre un peu moins cher si la date correspond exactement à leur besoin et c’est comprenable. Moins de casse-tête, pas de frais supplémentaires pour de l’entreposage et/ou de logement. Pas de besoin de transporter les enfants à l’école durant quelques semaines jusqu’à la fin des classes ou pour commencer l’année scolaire dans une nouvelle école, celle qui dessert le nouveau secteur de la nouvelle maison. C’est parfois très laborieux juste d’y penser.

Dans un prochain texte, je pourrai même vous décrire la situation de mon père qui se retrouve justement à vouloir vendre dans le but de s’en aller dans une résidence pour retraités autonomes.

DES MORTS DANS UNE MAISON ? JAMAIS J’ACHÈTERAIS !

Des morts dans une maison, jamais j’achèterais !

 

Souvent des gens que je rencontre me disent cette phrase. Je leur demande alors s’ils parlent de suicide ou de mort violente ? La majorité me répondent que non, c’est encore pire ça ! Je leur demande d’élaborer un peu sur le sujet, de m’expliquer ce qu’ils veulent dire par des morts dans une maison. Ils me disent souvent simplement le fait qu’il y ait eu des personnes mortes à l’intérieur d’une maison fait en sorte qu’ils ne veulent pas acheter cette maison.

Je leur demande à ce moment là à quel endroit ils demeurent ? Une maison construite en quelle année ? Et tout dépendant de leurs réponses, je  m’amuse à leur dire qu’il y a fort probablement des morts qui ont déjà été dans cette maison. Il fût un temps où lorsqu’un membre de la famille mourrait, le corp était exposé dans le salon familial, c’est-à-dire dans votre salon. Je me rappelle d’une maison que mes parents avaient achetée en 1976, elle avait été construite en 1940, ça ne fait pas si longtemps que ça ! Lorsque nous avons emménagé, la voisine était venue dire un beau ‘Bienvenu’ à mes parents et elle s’était empressée de mentionner que l’ancien propriétaire avait perdu ses deux femmes et elles avaient été exposées dans notre salon, entre les deux fenêtres, juste là comme elle disait. Ces choses n’ont jamais dérangées mes parents alors nous les enfants, pensions de la même façon. Mais pour ceux qui ont une peur des morts, ça aurait probablement été différent.

Dans mon cas, la dernière avait été exposée dans notre salon à la fin des années soixante. Et le corp pouvait rester là pendant une grosse semaine, jour et nuit jusqu’à l’enterrement. Les salons mortuaires ont débuté dans les débuts 70 il me semble.

Lorsque je parle de ces coutumes dans le temps, les gens se résonnent souvent et finissent par dire que c’est vrai, c’est plutôt les suicides ou morts violentes qui les effraient. Des gens qui meurent de façon naturelle ça arrive un peu partout. L’hôpital est le lieu auquel on peut facilement faire référence et pourtant, rare sont ceux qui pensent à ce détail lorsqu’ils ont mal quelque part et qu’ils doivent se rendre là.

Tout ça pour dire que c’est souvent une question de perception. De la façon de voir les choses. C’est aussi souvent l’inconnu qui fait en sorte que l’on ne veut pas quelque chose ou que l’on a peur de quelque chose.

J’ai vendu des maisons qui avaient été l’endroit de suicides et d’autres de meurtres. Une dont je me souviens, la dame me raconte tout bonnement qu’ils étaient bien assis dans le salon, son conjoint était dans son fauteuil et elle sur le divan, il est arrivé une Econoline et elle s’est stationnée devant la fenêtre du salon, la porte de côté s’est ouverte et quelqu’un a fait feu sur le conjoint qui était bien assis dans son fauteuil, au travers de la fenêtre du salon. Elle me demandait s’il fallait le mentionner lors de la vente. Effectivement c’est le genre de chose qu’on se doit de divulguer pour ne pas avoir de problème. Je l’ai vendue quand même rapidement cette maison et l’acheteur n’accordait aucune importance à cette information, il était militaire !

Beaucoup de drame se sont produits à plein d’endroits et le temps fait en sorte que les gens oublient et ne s’occupe plus de l’historique. Pourtant d’autres tiennent mordicus à connaitre ces détails. L’important est de donner l’information et les gens jugeront s’ils sont prêts à vivre dans cet environnement. Il faut toute sortes de monde pour faire un monde comme disait si bien ma mère !