Le confinement, on est pas habitué à ça hein ?

Situation particulière

Nous n’avons jamais pensé qu’on devrait rester chez nous sans sortir rencontrer des gens, des clients, de la famille ou des amis. Cette situation est vraiment particulière pour nous qui n’avons jamais vécu une période en temps de guerre ou une maladie mortelle qui se propage de façon fulgurante et en plus sans savoir que nous en sommes porteurs.

Quand je parle à mon père qui aura bientôt 88 ans, lui se souvient des mesures de guerre quand il était jeune. Qu’il fallait qu’ils soient dans leur maison sans sortir car des soldats surveillaient les allés et venus. Ils allaient fouiller dans les maisons pour trouver ceux qui devaient obligatoirement s’enroller dans l’armée pour aller défendre le pays car il y en a qui se cachaient pour fuir cette obligation. Malgré ces souvenirs, il reste que mon père demeure dans une résidence pour personnes âgées et il a de la misère à comprendre qu’il doit rester confiné à son logement malgré le fait qu’il se sent bien et qu’il n’est pas malade. On a beau lui expliquer que c’est pour lui mais aussi pour les autres. Ce virus est très embêtant car il est contagieux avant l’apparition de symptômes… en d’autres mots, on peut être porteur sans le savoir et le propager sans le savoir non plus. 

La situation au niveau de notre travail est toute aussi spéciale. Toutes les visites de propriété sont interdites pour éviter tout contact physique avec d’autres personnes. Je ne peux pas rencontrer de clients qui voudraient mettre en vente leur propriété ni présenter une maison à des clients qui voudraient l’acheter à part par l’entremise d’une visite virtuelle. Bien que très commode, le virtuel n’est quand même pas une vraie visite. Nous avons également la possibilité de demander au propriétaire qui demeure dans la maison de faire une visite en temps réel en ‘Facetime’ avec le client intéressé afin qu’il puisse voir la maison au complet et même demander d’ouvrir telle porte ou de s’approcher des détails qui l’intéressent mais ça reste du virtuel. 

Heureusement nous avons des outils technologiques d’envergure comme la signature électronique. Ce qui fait en sorte que nos clients peuvent signer des contrats et/ou des documents qui ont la même valeur que s’ils avaient été signés en personne. Même les notaires peuvent procéder à la vente et la signature du contrat de vente de façon électronique. Cette façon de faire est tout à fait nouveau pour eux. espérons qu’ils y prendront goût et que cette méthode traversera l’époque du confinement. Ce qui aurait pour effet de pouvoir vendre sa maison à distance sans devoir se déplacer. Ce qui aurait une répercussion très positive dans les transactions car on imagine un vendeur qui passe ses hivers dans le sud… la Floride pour donner un exemple, il pourrait signer à distance sans devoir payer pour une quelconque procuration ou même de devoir prendre les services d’un avocat qui pourrait lui faire signer directement en Floride ou au pire de devoir prendre l’avion pour passer signer son contrat de vente.

Une chose est certaine, de notre côté nous prenons toutes les précautions nécessaires pour ne pas s’infecter ni infecter d’autres personnes. On ne voudrait pas avoir à confronter ce virus à la maison avec nos enfants qui pourraient en subir les conséquences. Nous travaillons en grande majorité à partir de la maison mais il arrive parfois que nous allions au bureau pour y travailler également mais on doit dire que notre bureau est complètement privé et qu’aucun client de s’y présente alors c’est vraiment juste nous autre qui se pointe là. Mis à part ça, on ne sort que pour faire l’épicerie. 

Alors ne perdez pas de vue que nous  sommes toujours disponibles pour vos besoin en immobilier, que ce soit pour la vente ou l’achat ou simplement pour obtenir une information, n’hésitez pas, il nous fera plaisir de vous aider. 

C’est dans les épreuves que les plus grandes innovations naissent !

« Qui aurait pensé que nous pourrions vivre une telle situation il y a quelques mois ? «

Mario Labrecque

Courtier immobilier

 

D’aventures en aventures !

D’aventures en aventures !

Il y a plusieurs mois, un courtier qui travaille dans la même boite que moi m’appelle et me demande si ça m’intéresse de prendre un contrat dans une ville un peu plus retirée pour lui car il n’arrivait pas à satisfaire le client. Bien sur que je vais le prendre et rencontrer le client.

 

Je me rends donc voir ce client qui en fait avait demandé à l’autre courtier s’il pouvait m’avoir comme courtier à la place étant donné que j’avais vendu très rapidement la maison d’une de ses connaissances qu’il rencontrait au petit bar non loin de sa demeure. Je lui explique qu’il ne doit pas avoir la rétribution la plus basse en pensant qu’il lui restera plus d’argent dans ses poches mais plutôt d’intéresser les autres courtiers à travailler sur la vente de sa maison également avec une rétribution plus respectable. Il comprend très bien la situation car il possède une compagnie qui se spécialise dans l’électricité industrielle et il me dit que ça va lui faire grandement plaisir de me payer un peu plus si j’arrive à vendre sa maison.

 

Il se passe du temps et nous avons reçu une promesse d’achat qu’il a acceptée et qui finalement est tombée car la ville projette de passer les égouts municipaux dans le secteur en prévision d’un futur développement un peu plus loin.

Puis, une visite est demandée par un courtier collaborateur et une deuxième ensuite pour revoir la propriété. Ces acheteurs décident donc de déposer une promesse d’achat que le vendeur décide d’accepter. C’était conditionnel à l’inspection et au financement. Suite à l’inspection, un taux d’humidité anormal est observé au sous-sol et une expertise du drain de fondation est alors demandée. Notons que la prise de possession était passablement rapide, l’histoire de 5 semaines environ. Il faut donc trouver un entrepreneur pour creuser un accès au drain afin de passer une caméra à l’intérieur de celui-ci pour vérifier son état. Résultat, le drain est en partie boucher et il doit être nettoyé afin de résorber le problème d’humidité provenant de la fondation. Le vendeur s’occupe alors de faire nettoyer le drain et de faire installer des cheminées d’accès afin que les acheteurs puissent faire revérifier l’intérieur du drain et s’assurer que le problème sera résolu. On arrive dans la fin de semaine de la fête du travail et les délais augmentent pour finaliser le tout… finalement, tout est ok et le financement est entré également faisant en sorte que toutes les conditions relatives à la promesse d’achat ont été réalisées. Mais il ne reste qu’environ 10 jours avant de passer chez le notaire pour signer l’acte. Les acheteurs ont déjà vendu leur maison et doivent donc déménager à cette date pour libérer leur propriété au nouvel acheteur. Le vendeur aura donc très peu de temps lui aussi pour arriver à tout réaliser mais il est bien d’accord avec ce fait.

Quelques jours avant la signature de la transaction, coup de théâtre, le vendeur m’annonce qu’il va entrer en prison le lendemain du congé de la fête du travail. Donc on est le jeudi avant le congé. Il m’explique qu’il a été arrêté pour ‘ivresse au volant’ et qu’il passe en cour le mardi suivant et qu’il va plaider coupable et qu’il ira directement en prison probablement pour 30 jours mais qu’il devrait sortir quand il aura fait environ 10 jours. Bon, c’est clair qu’il ne pourra être là pour la signature et que son déménagement n’est même pas encore fait. Je lui suggère donc de trouver quelqu’un qui pourrait signer à sa place par procuration au moment ou l’on doit passer signer chez le notaire mais la question du déménagement demeure encore. Comment va-t-il arriver à trouver un déménageur qui pourrait tout prendre et placer en entreposage le temps qu’il règle la question de la prison ? Les déménageurs lui demandent un prix très élevé car c’est une fin de semaine de congé férié et c’est difficile de trouver quelqu’un pour travailler. Il finit par trouver une façon d’entreposer à même un conteneur directement dans sa cour. Il se met donc au travail et m’appelle le lundi de la fête en me disant qu’il a réussi à vider sa maison et que ce sera libre à l’acheteur. Mais il n’a toujours pas signer de procuration afin de pouvoir signer l’acte de vente du notaire afin de permettre l’entrée des nouveaux propriétaires.

Le mardi arrive et il est parti au palais de Justice pour sa cause et de mon côté je n’ai plus de communication avec lui ni la notaire au dossier. La panique commence à prendre chez les acheteurs et avec raison, ils ont vendu leur maison pour vendredi !

 

Je décide donc de suggérer au notaire de communiquer avec la personne qui devait signer par procuration et qui se trouve à être le fils du vendeur afin de connaitre le nom de l’avocat qui représentait le vendeur en cour et ainsi tenter de faire signer la procuration par son entremise directement en prison et ce pour permettre la signature de la vente comme prévue le vendredi. La notaire n’avais pas pensé à ça et communique avec le fils du vendeur qui la met en contact avec l’avocat et ils réussissent à faire signer le vendeur en prison. La notaire convoque donc les acheteurs et la signature finale devrait être seulement quelques jours après celle prévue au départ éliminant le stress de tout le monde dans ce dossier.

J’ai donc trouver la solution afin de conclure la transaction dans les meilleures conditions étant donné la situation. Comme les acheteurs avaient acheté par l’intermédiaire d’un courtier collaborateur qui n’est pas un courtier RE/MAX participant au programme de protection Tranquilli-T, celui-ci n’avait aucune protection pour sa transaction. Si par contre, cet acheteur était passé par notre entremise, il aurait bénéficié du programme et aurait sans doute été indemnisé par la situation. En exemple, les frais occasionnées par le retard de la transaction, entreposage des meubles et autres, le double déménagement, probablement une chambre d’hôtel pour les quelques jours de retard, l’intérêt perdu durant cette période, etc… mais le plus important, c’est que ces clients auraient été réconfortés dès le départ par cette protection et n’auraient pas eu le stress de ne pas savoir ce qui va se passer et une solution de rechange aurait tout de suite été envisagée par l’équipe qui prend en charge les clients avec un besoin de ce genre. C’est ça la différence chez RE/MAX, tout est mis en œuvre afin de trouver la meilleure solution et ainsi vous faire faire une transaction en toute Tranquilli-T !

Notre expérience et notre savoir faire a valu la peine dans ce dossier car nous avons trouvé les solutions au bon moment et surtout, dans un délai très court pour réaliser la transaction même si un problème de taille est survenu.

 

Les intervenants à la transaction n’avaient jamais vécu une situation du genre et c’est une expérience supplémentaire dans notre carrière. Toutes les situations quelle qu’elles soient, possèdent une solution et notre rôle est de trouver les meilleures moyens de régler les problèmes lorsqu’ils arrivent.

Vice-caché ne signifie pas ‘camoufler’

Un vice caché n’est pas quelque chose que vous camouflez !

Aujourd’hui je vais vous parler des fameux vices-cachés qui sont tant effrayant pour tout le monde. Quand vient le temps de penser à la vente de votre propriété, tout le monde pensent aux problèmes éventuels suite à la vente, une poursuite du nouveau propriétaire pour plusieurs milliers de dollars… Soyez rassuré, ce n’est pas si courant que ça les poursuites. Il suffit d’être bien conseillé et de faire les bons choix mais surtout de prendre le temps de comprendre la poursuite et de parler au poursuivant.

 

D’abord, un vice caché n’est pas quelque chose que vous camouflez mais plutôt un problème que vous ne connaissiez même pas l’existence. Vous vous dites que vous ne pouvez pas connaitre ce qu’il y a à l’intérieur des murs de votre maison et vous avez bien raison! Par contre, la loi vous oblige à le garantir aux acheteurs et ce sans aucune limite de temps. Ça fait peur ça non ?

Allons plus loin dans la réflexion. Pour s’appeler un vice caché il doit rencontrer 3 critères qui sont :

  • Doit ne pas être connu
  • Doit causer un préjudice à l’acheteur au point qu’il n’aurait pas acheté la propriété ou qu’il n’aurait pas payé le même prix s’il avait connu le problème
  • Doit avoir existé durant que le ou les vendeurs étaient propriétaires

Si on retrouve ces critères, il y a de fortes chances que l’on soit en présence d’un vice caché. Il faut alors ne pas perdre de temps et aviser les anciens propriétaires dans les meilleurs délais afin qu’ils puissent prendre connaissances du problème à moins d’être en présence d’un problème qui demande une réparation urgente afin d’éviter d’aggraver le dit problème.

C’est assez simple quand on prend le temps de comprendre chaque point. Et la poursuite peut s’adresser à plus d’un ancien propriétaire mais il faudra être en mesure de démontrer que le vice existait durant la propriété du bien c’est-à-dire que si vous poursuivez le propriétaire d’il y a 24 ans, il faut pouvoir démontrer que ce vice était présent il y a au moins 24 ans aussi. C’est souvent là que ça se corse car quand on parle que le vendeur garantie la propriété sans limitation au niveau du temps on comprend alors que ça devient de plus en plus difficile de démontrer l’existence du problème plus on avance dans le temps.

 

Je donne souvent comme exemple à mes clients que suivant la vente de la propriété, l’acheteur fait changer une fenêtre du salon seulement 3 mois après et l’assise de la fenêtre est pourrie. Il sera donc facile de démontrer que le vice existait 3 mois avant puisque la pourriture prend plus de temps que ça à se former normalement. Mais si le même cas arrive quelques années après, il sera de plus en plus difficile de confirmer l’existence au moment où l’ancien propriétaire était présent.

Comme piste de solution aux problèmes relevés rapidement, je mentionne alors de prendre le temps de rencontrer les acheteurs afin de constater avec eux l’ampleur du problème et ainsi les mettre en confiance que vous prenez au moins le temps de voir et de penser à une solution sans l’intervention du système de justice. Je leur dis également que s’ils avaient changé cette fameuse fenêtre avant de vendre la propriété, ils auraient été confronté au problème et ils auraient sans doute pris les moyens d’y remédier. Et si ils avaient pris la décision de ne pas réparer l’assise de la fenêtre, il aurait fallu qu’ils le divulgue dans la déclaration du vendeur et l’acheteur aurait fait l’achat en payant le prix en conséquence. Ce qui généralement porte la réflexion assez loin pour que les négociations pour un règlement à l’amiable et la relation entre l’acheteur et le vendeur demeure bonne.

 

Dans les reportages à la télé, on nous raconte seulement des histoires d’horreur et on ne met pas en lumière tout le problème et souvent, on romance l’histoire pour obtenir le plus grand auditoire… ces cas ne sont pas courants et il est plutôt rare que nous n’arrivions pas à prendre entente entre les parties de façon à minimiser les dépenses ainsi que les casse-têtes.