Le Covid-19 en famille !

Qui aurait pensé ?

Il n’y a pas si longtemps on terminait la semaine de relâche avec les enfants. Tout allait bien et nous avions passé du bon temps en famille car nous avons 5 enfants dont 3 sont à l’école et 2 vont à la garderie. Nous avions décidé de garder avec nous les 2 plus jeunes pour la semaine de relâche aussi. Nous étions donc tous les 7 ensemble durant cette période. Nos enfants ont de 2 ans à 11 ans. Nous sommes restés à la maison et n’avons pas quitté notre coin. 

Quand la semaine s’est terminée, nous étions bien contents de revenir à la ‘normal’ et de retourner à notre routine habituelle. Bien que je ne porte pas une attention particulière aux journées car je suis toujours en attente pour le travail et ce peu importe la journée de la semaine ou de fin de semaine. Mais le retour après la semaine de relâche n’a pas duré très longtemps, une tempête a fait en sorte que le vendredi suivant les écoles étaient fermées puis on commençait à annoncer que des mesures allaient bientôt être prises afin de réduire les risques de propagation d’un certain virus qui débutait en Chine. C’est donc durant cette journée de vendredi que le premier ministre François Legault a annoncé qu’il suspendait les cours dans les écoles primaires et secondaires pour deux semaines et ce effectif a compter de lundi afin de se donner toutes les chances de combattre la contagion. Quelques jours plus tard, les Cegeps et les Universités subissent le même sort ainsi que les services de garde (CPE) ayant pour effet de nous ramener à la routine de la semaine de relâche pour au moins les deux prochaines semaines. Disons que pour nous, la situation n’est pas si pire car nous sommes travailleurs autonomes et pouvons ajuster nos horaires de travail facilement mais pensons à ceux qui ont un emploi régulier avec un boss et qui doivent entrer au travail, c’est tout un casse-tête en plus de devoir réduire au maximum les possibilités de se faire infecter ou d’en infecter d’autres. De là, plusieurs parent ont fait appel aux grands-parents pour garder les enfants mais on était encore loin de penser que ça pouvait devenir fatal pour les plus vieux. 

Le gouvernement a donc renseigné le monde sur cette possibilité d’infection grave pour les grands-parents et ils ont pris la décision de fermer beaucoup de commerces ainsi que des entreprises de services afin de limiter la contagion mais aussi de faire en sorte que les parents pourront s’occuper de leurs enfants eux-mêmes. On a avisé de ne plus visiter les personnes âgées, que les CHSLD ne permettaient plus les visites et bientôt on a défendu aux personnes âgées de sortir afin de les protéger car ils sont considérés comme plus vulnérables au virus.

Eux qui sont pourtant en forme et qui ont de la difficulté à comprendre qu’ils ne doivent plus sortir malgré leur bonne santé. En exemple, mon père qui va avoir 88 ans bientôt ne comprend pas et il dit qu’il a le droit de sortir, qu’il n’est pas en prison… c’est pas facile de lui expliquer que l’on ne doit plus aller le voir, ni aller le chercher pour sortir dîner avec les enfants. Maintenant que ça fait quelques semaines, il semble comprendre un peu mieux car depuis quelques jours ils ont annoncé que plus de 500 résidences sur 2000 environ ont au moins 1 cas de coronavirus et plusieurs morts depuis la propagation. 

C’est certain que les enfants en parlent et qu’ils aimeraient bien voir leur grand-père mais on leur explique et ils ont l’air de bien comprendre les directives. Eux qui ne peuvent pas non plus voir leurs amis sauf en ‘Facetime’ ou autres moyens du genre. Ils sont donc pris avec leurs parents ! 

Depuis le début du confinement, nous passons tout notre temps ensemble. Nous allons marcher puis quelques commissions pour la nourriture et on va de temps en temps au bureau pour le travail et nous en profitons pour se faire livrer pizza ou poulet pour faire un peu changement. 

J’en ai profité pour réaménager notre chambre à coucher ainsi que le salon. Bien-sûr, le ménage et le rangement font partie de nos journées nous permettant ainsi de reprendre le retard dans ces tâches. Les enfants jouent à des jeux vidéos, Just dance fait partie de leurs préférés, ils regardent des films et autres sur Youtube, font le ménage de leur chambre et sont sortis un peu pour s’amuser dehors. Nous sommes quand même surpris qu’ils soient quand même ‘endurables’ étant donné la situation. Pour ceux qui sont à l’école, ils font quelques travaux pour s’amuser et ne pas perdre le fil mais il faut dire que nous pensons de plus en plus qu’ils ne retourneront pas à l’école pour cette année scolaire à cause du virus qui pourrait avoir une nouvelle poussée advenant un retour hâtif mais rien n’est confirmé à ce niveau. Ils ont repoussé le retour éventuel à la fin avril mais ce serait surprenant selon nous et d’autres avec qui nous avons parlés.

Je vais tenter de revenir écrire quelques textes plus souvent afin de raconter comment ça se passe chez nous. 

Ça va bien aller !

 

Le confinement, on est pas habitué à ça hein ?

Situation particulière

Nous n’avons jamais pensé qu’on devrait rester chez nous sans sortir rencontrer des gens, des clients, de la famille ou des amis. Cette situation est vraiment particulière pour nous qui n’avons jamais vécu une période en temps de guerre ou une maladie mortelle qui se propage de façon fulgurante et en plus sans savoir que nous en sommes porteurs.

Quand je parle à mon père qui aura bientôt 88 ans, lui se souvient des mesures de guerre quand il était jeune. Qu’il fallait qu’ils soient dans leur maison sans sortir car des soldats surveillaient les allés et venus. Ils allaient fouiller dans les maisons pour trouver ceux qui devaient obligatoirement s’enroller dans l’armée pour aller défendre le pays car il y en a qui se cachaient pour fuir cette obligation. Malgré ces souvenirs, il reste que mon père demeure dans une résidence pour personnes âgées et il a de la misère à comprendre qu’il doit rester confiné à son logement malgré le fait qu’il se sent bien et qu’il n’est pas malade. On a beau lui expliquer que c’est pour lui mais aussi pour les autres. Ce virus est très embêtant car il est contagieux avant l’apparition de symptômes… en d’autres mots, on peut être porteur sans le savoir et le propager sans le savoir non plus. 

La situation au niveau de notre travail est toute aussi spéciale. Toutes les visites de propriété sont interdites pour éviter tout contact physique avec d’autres personnes. Je ne peux pas rencontrer de clients qui voudraient mettre en vente leur propriété ni présenter une maison à des clients qui voudraient l’acheter à part par l’entremise d’une visite virtuelle. Bien que très commode, le virtuel n’est quand même pas une vraie visite. Nous avons également la possibilité de demander au propriétaire qui demeure dans la maison de faire une visite en temps réel en ‘Facetime’ avec le client intéressé afin qu’il puisse voir la maison au complet et même demander d’ouvrir telle porte ou de s’approcher des détails qui l’intéressent mais ça reste du virtuel. 

Heureusement nous avons des outils technologiques d’envergure comme la signature électronique. Ce qui fait en sorte que nos clients peuvent signer des contrats et/ou des documents qui ont la même valeur que s’ils avaient été signés en personne. Même les notaires peuvent procéder à la vente et la signature du contrat de vente de façon électronique. Cette façon de faire est tout à fait nouveau pour eux. espérons qu’ils y prendront goût et que cette méthode traversera l’époque du confinement. Ce qui aurait pour effet de pouvoir vendre sa maison à distance sans devoir se déplacer. Ce qui aurait une répercussion très positive dans les transactions car on imagine un vendeur qui passe ses hivers dans le sud… la Floride pour donner un exemple, il pourrait signer à distance sans devoir payer pour une quelconque procuration ou même de devoir prendre les services d’un avocat qui pourrait lui faire signer directement en Floride ou au pire de devoir prendre l’avion pour passer signer son contrat de vente.

Une chose est certaine, de notre côté nous prenons toutes les précautions nécessaires pour ne pas s’infecter ni infecter d’autres personnes. On ne voudrait pas avoir à confronter ce virus à la maison avec nos enfants qui pourraient en subir les conséquences. Nous travaillons en grande majorité à partir de la maison mais il arrive parfois que nous allions au bureau pour y travailler également mais on doit dire que notre bureau est complètement privé et qu’aucun client de s’y présente alors c’est vraiment juste nous autre qui se pointe là. Mis à part ça, on ne sort que pour faire l’épicerie. 

Alors ne perdez pas de vue que nous  sommes toujours disponibles pour vos besoin en immobilier, que ce soit pour la vente ou l’achat ou simplement pour obtenir une information, n’hésitez pas, il nous fera plaisir de vous aider. 

C’est dans les épreuves que les plus grandes innovations naissent !

« Qui aurait pensé que nous pourrions vivre une telle situation il y a quelques mois ? «

Mario Labrecque

Courtier immobilier

 

Vice-caché ne signifie pas ‘camoufler’

Un vice caché n’est pas quelque chose que vous camouflez !

Aujourd’hui je vais vous parler des fameux vices-cachés qui sont tant effrayant pour tout le monde. Quand vient le temps de penser à la vente de votre propriété, tout le monde pensent aux problèmes éventuels suite à la vente, une poursuite du nouveau propriétaire pour plusieurs milliers de dollars… Soyez rassuré, ce n’est pas si courant que ça les poursuites. Il suffit d’être bien conseillé et de faire les bons choix mais surtout de prendre le temps de comprendre la poursuite et de parler au poursuivant.

 

D’abord, un vice caché n’est pas quelque chose que vous camouflez mais plutôt un problème que vous ne connaissiez même pas l’existence. Vous vous dites que vous ne pouvez pas connaitre ce qu’il y a à l’intérieur des murs de votre maison et vous avez bien raison! Par contre, la loi vous oblige à le garantir aux acheteurs et ce sans aucune limite de temps. Ça fait peur ça non ?

Allons plus loin dans la réflexion. Pour s’appeler un vice caché il doit rencontrer 3 critères qui sont :

  • Doit ne pas être connu
  • Doit causer un préjudice à l’acheteur au point qu’il n’aurait pas acheté la propriété ou qu’il n’aurait pas payé le même prix s’il avait connu le problème
  • Doit avoir existé durant que le ou les vendeurs étaient propriétaires

Si on retrouve ces critères, il y a de fortes chances que l’on soit en présence d’un vice caché. Il faut alors ne pas perdre de temps et aviser les anciens propriétaires dans les meilleurs délais afin qu’ils puissent prendre connaissances du problème à moins d’être en présence d’un problème qui demande une réparation urgente afin d’éviter d’aggraver le dit problème.

C’est assez simple quand on prend le temps de comprendre chaque point. Et la poursuite peut s’adresser à plus d’un ancien propriétaire mais il faudra être en mesure de démontrer que le vice existait durant la propriété du bien c’est-à-dire que si vous poursuivez le propriétaire d’il y a 24 ans, il faut pouvoir démontrer que ce vice était présent il y a au moins 24 ans aussi. C’est souvent là que ça se corse car quand on parle que le vendeur garantie la propriété sans limitation au niveau du temps on comprend alors que ça devient de plus en plus difficile de démontrer l’existence du problème plus on avance dans le temps.

 

Je donne souvent comme exemple à mes clients que suivant la vente de la propriété, l’acheteur fait changer une fenêtre du salon seulement 3 mois après et l’assise de la fenêtre est pourrie. Il sera donc facile de démontrer que le vice existait 3 mois avant puisque la pourriture prend plus de temps que ça à se former normalement. Mais si le même cas arrive quelques années après, il sera de plus en plus difficile de confirmer l’existence au moment où l’ancien propriétaire était présent.

Comme piste de solution aux problèmes relevés rapidement, je mentionne alors de prendre le temps de rencontrer les acheteurs afin de constater avec eux l’ampleur du problème et ainsi les mettre en confiance que vous prenez au moins le temps de voir et de penser à une solution sans l’intervention du système de justice. Je leur dis également que s’ils avaient changé cette fameuse fenêtre avant de vendre la propriété, ils auraient été confronté au problème et ils auraient sans doute pris les moyens d’y remédier. Et si ils avaient pris la décision de ne pas réparer l’assise de la fenêtre, il aurait fallu qu’ils le divulgue dans la déclaration du vendeur et l’acheteur aurait fait l’achat en payant le prix en conséquence. Ce qui généralement porte la réflexion assez loin pour que les négociations pour un règlement à l’amiable et la relation entre l’acheteur et le vendeur demeure bonne.

 

Dans les reportages à la télé, on nous raconte seulement des histoires d’horreur et on ne met pas en lumière tout le problème et souvent, on romance l’histoire pour obtenir le plus grand auditoire… ces cas ne sont pas courants et il est plutôt rare que nous n’arrivions pas à prendre entente entre les parties de façon à minimiser les dépenses ainsi que les casse-têtes.