Vice-caché ne signifie pas ‘camoufler’

Un vice caché n’est pas quelque chose que vous camouflez !

Aujourd’hui je vais vous parler des fameux vices-cachés qui sont tant effrayant pour tout le monde. Quand vient le temps de penser à la vente de votre propriété, tout le monde pensent aux problèmes éventuels suite à la vente, une poursuite du nouveau propriétaire pour plusieurs milliers de dollars… Soyez rassuré, ce n’est pas si courant que ça les poursuites. Il suffit d’être bien conseillé et de faire les bons choix mais surtout de prendre le temps de comprendre la poursuite et de parler au poursuivant.

 

D’abord, un vice caché n’est pas quelque chose que vous camouflez mais plutôt un problème que vous ne connaissiez même pas l’existence. Vous vous dites que vous ne pouvez pas connaitre ce qu’il y a à l’intérieur des murs de votre maison et vous avez bien raison! Par contre, la loi vous oblige à le garantir aux acheteurs et ce sans aucune limite de temps. Ça fait peur ça non ?

Allons plus loin dans la réflexion. Pour s’appeler un vice caché il doit rencontrer 3 critères qui sont :

  • Doit ne pas être connu
  • Doit causer un préjudice à l’acheteur au point qu’il n’aurait pas acheté la propriété ou qu’il n’aurait pas payé le même prix s’il avait connu le problème
  • Doit avoir existé durant que le ou les vendeurs étaient propriétaires

Si on retrouve ces critères, il y a de fortes chances que l’on soit en présence d’un vice caché. Il faut alors ne pas perdre de temps et aviser les anciens propriétaires dans les meilleurs délais afin qu’ils puissent prendre connaissances du problème à moins d’être en présence d’un problème qui demande une réparation urgente afin d’éviter d’aggraver le dit problème.

C’est assez simple quand on prend le temps de comprendre chaque point. Et la poursuite peut s’adresser à plus d’un ancien propriétaire mais il faudra être en mesure de démontrer que le vice existait durant la propriété du bien c’est-à-dire que si vous poursuivez le propriétaire d’il y a 24 ans, il faut pouvoir démontrer que ce vice était présent il y a au moins 24 ans aussi. C’est souvent là que ça se corse car quand on parle que le vendeur garantie la propriété sans limitation au niveau du temps on comprend alors que ça devient de plus en plus difficile de démontrer l’existence du problème plus on avance dans le temps.

 

Je donne souvent comme exemple à mes clients que suivant la vente de la propriété, l’acheteur fait changer une fenêtre du salon seulement 3 mois après et l’assise de la fenêtre est pourrie. Il sera donc facile de démontrer que le vice existait 3 mois avant puisque la pourriture prend plus de temps que ça à se former normalement. Mais si le même cas arrive quelques années après, il sera de plus en plus difficile de confirmer l’existence au moment où l’ancien propriétaire était présent.

Comme piste de solution aux problèmes relevés rapidement, je mentionne alors de prendre le temps de rencontrer les acheteurs afin de constater avec eux l’ampleur du problème et ainsi les mettre en confiance que vous prenez au moins le temps de voir et de penser à une solution sans l’intervention du système de justice. Je leur dis également que s’ils avaient changé cette fameuse fenêtre avant de vendre la propriété, ils auraient été confronté au problème et ils auraient sans doute pris les moyens d’y remédier. Et si ils avaient pris la décision de ne pas réparer l’assise de la fenêtre, il aurait fallu qu’ils le divulgue dans la déclaration du vendeur et l’acheteur aurait fait l’achat en payant le prix en conséquence. Ce qui généralement porte la réflexion assez loin pour que les négociations pour un règlement à l’amiable et la relation entre l’acheteur et le vendeur demeure bonne.

 

Dans les reportages à la télé, on nous raconte seulement des histoires d’horreur et on ne met pas en lumière tout le problème et souvent, on romance l’histoire pour obtenir le plus grand auditoire… ces cas ne sont pas courants et il est plutôt rare que nous n’arrivions pas à prendre entente entre les parties de façon à minimiser les dépenses ainsi que les casse-têtes.

La séparation, le divorce, la vente de la maison représente souvent la fin !

La séparation, le divorce, la vente de la maison représente souvent la fin !

Je vous entretiens des cas de séparation du couple et la mise en vente de la propriété afin de liquider le plus gros bien détenu par le couple et ainsi souvent mettre un terme final à la relation dans le cas des couples sans enfants.

 

Dans mon métier nous faisons face à plusieurs cas qui mettent en vedette des situations familiales qui ne sont pas toujours roses. Autant on peut rencontrer des gens qui sont pris avec des maladies qui ne leur laisseront aucune chance et qui prennent la décision de vendre leur propriété. D’autres qui doivent vivre le deuil de la perte d’un membre de la famille et qui doivent liquider les biens de cette personne décédée. Mais il y a aussi les cas qui marquent le début de la fin officielle d’un couple.

 

Parmi les situations dont je suis un acteur malgré moi c’est le fait que lorsqu’un couple décide de mettre en vente leur résidence ‘familiale’, cela représente souvent le dernier point en commun que ces gens ont : la maison !

 

Bien sûr la situation est différente lorsqu’il y a des enfants issus de cette union et il n’y a jamais vraiment de point final dans ces cas. Mais pour les besoins de ce texte, je vais axer mon sujet sur les couples sans enfants.

 

Lorsque l’on décide de faire l’achat d’une propriété ensemble, on devrait toujours y prévoir une clause ou un contrat dans laquelle on retrouverait les détails précis en cas de séparation et de malentendu dans le couple. Autant que les besoin d’un testament et d’un mandat en cas d’inaptitudes peuvent être également important, cette clause devrait prévoir à l’avance les modalités en cas de séparation tel que :

 

  • Qui a fait la mise de fond et dans quelle proportion
  • Est-ce que l’un ou l’autre assume une plus grande part des dépenses
  • Un droit de préemption devrait exister également
  • Dans quelle proportion la valeur de la propriété sera distribuée à la vente

Et il y en a d’autres évidement mais je vous invite à consulter un notaire afin d’être bien conseillé, ce sont eux les mieux placés dans ces situations pour pouvoir prévoir l’imprévisible (presque) et faire en sorte que les situations les plus pénibles pourraient se régler sans avoir à vouloir se déchirer le linge sur le dos.

 Lorsque je me présente dans une situation de mise en vente pour donner suite à la séparation prévue, les gens n’ont généralement pas besoin de me le spécifier, je le sens assez rapidement et dans la plupart des cas, c’est très apparent. Les discussions ne vont pas dans les mêmes directions que lorsque le couple est uni et qu’ils prennent les décisions ensemble. Dans la majorité des premières rencontres, les discussions vont généralement très bien et les gens sont assez coopératifs mais il arrive aussi que les futurs séparés se lancent dans une mini guerre à savoir qui aurait dû préparer les papiers à fournir, qui aurait dû faire telle rénovation ou réparation ou même, terminer des travaux déjà commencés. Ou même, dans certains cas, la maison n’est même pas complètement construite. J’ai déjà rencontré des clients qui n’avaient que le solage de fait et qui se séparaient ! En revenant à la mini guerre, des ‘je te l’avais dit’ ou ‘t’aurais dû faire telle affaire au lieu de telle autre’, j’en entends souvent de toutes les sortes et dans tous les tons. Parfois c’est facile de savoir qui a pris la décision de mettre fin au couple. Il arrive aussi que l’un des futurs ex ne soit pas complètement en accord avec la décision de mettre en vente et souvent, il fera tout pour mettre en péril cette mise en vente. Que ce soit pour la signature du contrat de courtage en passant par le rendez-vous du photographe pour la prise des photos de la propriété qu’il ne veut pas vendre alors il tentera de ne pas optimiser le ménage ou le désencombrement des pièces et jusqu’à s’organiser pour ne pas collaborer afin de pouvoir effectuer les visites avec de futurs acheteurs.  Bref, la bonne entente est toujours la meilleure avenue dans ce cas.

 

Le problème, c’est que si la maison ne se vend pas rapidement, la bonne entente a tendance à s’envoler et fait souvent place à la chicane de plus en plus féroce. Durant cet espace-temps, un ou les deux futurs ex rencontrent de nouveaux conjoints et ils aimeraient que la situation se règle plus rapidement et c’est dans ces situations que je peux constater que rien n’est fait dans le but d’améliorer les chances de vente rapide. Cette situation est pire lorsque seulement un des deux futurs ex s’est trouvé un nouveau conjoint. La majorité du temps, celui qui a une nouvelle flamme est prêt à mettre un terme à son ancienne et il aurait besoin de sa part pour lui permettre d’acheter une autre résidence avec le nouveau conjoint mais dans ces cas, l’autre fera souvent tout en son pouvoir pour retarder la vente, pour obtenir des délais supplémentaires ou même pour obtenir un prix inférieur pour nuire à l’autre.

 

Comme j’écrivais un peu plus haut, la meilleure situation est lorsque les deux personnes impliquées font en sorte que le but commun soit le même pour tous. C’est-à-dire que le résultat devrait être toujours de réaliser la vente dans un délai le plus court possible et en voulant aller chercher le maximum de dollars dans ce délai pour que chacun puisse repartir une nouvelle vie et ce dans le meilleur intérêt de chacun.

 

Dans un autre texte d’anecdote, je vous raconterai une situation qui était assez corsée dès le départ et qui a vite dégénérée lorsque la future ex s’est rendue compte de qui était la nouvelle flamme de monsieur…

Ma mentalité et ma philosophie de vente: ne pas forcer les choses !

Ma mentalité et ma philosophie de vente ont toujours été les mêmes: NE PAS FORCER LES CHOSES !

Lorsque je suis avec un acheteur, je le laisse toujours diriger le navire et prendre la décision finale. Je viens de fournir le chemin pour y arriver. Dès que vous commencez à pousser en tant que courtier, les défenses psychologiques naturelles de l’acheteur vont augmenter, et ils commencent à penser que vous essayez peut-être simplement de faire une vente.

En tant qu’acheteur, comment pouvez-vous dire que vous travaillez avec un courtier qui a votre meilleur intérêt à cœur?

Embaucher quelqu’un avec des opinions

Une erreur que beaucoup de courtiers commettent trop souvent, c’est qu’ils disent simplement «oui» à tout ce que le client aime. Ils n’ont pas d’opinion et n’apportent donc aucune information ou valeur à leur intervention.  

Cela peut sembler être le contraire, car ils ne font que suivre le courant et laissent le client prendre les rênes. Cependant, on a l’ impression qu’ils essaient de  vendre à tout prix. Ils peuvent secrètement avoir un avis contraire mais ont peur de le partager car ils ne veulent pas gâcher une vente potentielle.

En termes de vente, c’est un gros non-non et devrait être un drapeau rouge lors du choix d’un courtier immobilier.  

En tant que courtier lisant ceci, vous devez être quelqu’un qui a ses propres opinions. Cela ne signifie pas que vous devez vendre quelqu’un ou quelque chose, mais juste donnez votre avis. Utilisez vos connaissances du marché qu’un acheteur n’a pas et éduquez-les ou dites-leur votre opinion honnête et brutale. Je vous promets que vous gagnerez le soutien et la confiance et que l’acheteur se sentira à l’aise d’acheter avec vous. Ne craignez pas de faire sortir un acheteur d’une propriété qu’il n’aime pas. Quand vous leur montrez que vous vous souciez d’eux, ils achèteront de vous, que ce soit celui-ci ou le suivant.

Trouver des courtiers qui parlent

Si je vais dans une maison que mon client aime et que je ne l’aime pas, je leur dirai les raisons pour lesquelles je ne l’aime pas. Je leur explique qu’en tant que courtier qu’ils paient pour leur fournir une expertise, je me sens obligé de partager certaines de mes pensées. Maintenant, je ne déchire pas complètement la maison, je me concentre plutôt sur les points principaux et entretiens une conversation honnête avec eux.

En fin de compte, c’est à eux de décider s’ils veulent l’acheter ou non. Cependant, au moins, ils savent deux choses: ils savent que je ne suis pas simplement d’accord avec eux pour faire une vente, mais plus important encore, ils peuvent apprendre de mes connaissances et de mon expérience.

Recherchez des courtiers qui tiennent à cœur le meilleur intérêt de leur client

Disons que, par exemple, un de mes clients aime une maison neuve dans un emplacement pas si génial à Québec. Je pourrais entrer et dire ce qui suit:

“C’est une excellente trouvaille! Vous devriez acheter cette maison! C’est la bonne pour vous! «

Mais pourquoi je ferais ça?

Si je peux leur trouver quelque chose d’aussi bon dans un meilleur emplacement, il est dans mon intérêt d’expliquer à mon client que la maison qu’il a choisie à l’origine présente des inconvénients. S’ils suivent mon conseil, ils voudront travailler avec moi à l’avenir car ils verront que je m’intéresse à eux.

La grande question est de savoir pourquoi je voudrais laisser mon client acheter une maison qui représente un mauvais investissement.

Pour moi, cela me semble très malhonnête et ce n’est pas la façon dont je veux diriger mon entreprise. Pour de nombreux courtiers, ils sont formés pour faire des affaires. Mais parfois, ils ne comprennent pas que, si vous voulez que vos affaires reviennent ou si vous voulez développer votre marque, vous devez vendre de bons produits. Vous pouvez toujours repérer un bon courtier grâce à sa clairvoyance et à son souci du détail.

Mais retenons un instant la moralité de l’équation et pensons-y simplement du point de vue des entreprises.

Les courtiers devraient être des guides

Si vous n’êtes pas d’accord avec votre courtier, c’est bien, vous n’avez pas à suivre leurs conseils. Au moins, ils ont fait leur travail au maximum, et vous pouvez respecter leur opinion même si vous n’êtes pas d’accord.

Il y a eu tellement de situations où mes clients voulaient acheter une certaine propriété et je les ai désespérément persuadés d’acheter une autre propriété qui leur conviendra mieux. Je leur dis qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, c’est leur argent, mais si vous me payez tout cet argent pour mes conseils, je vais vous les donner.

J’y vois la même chose que d’aller voir un avocat à 800 $ de l’heure et de ne pas suivre ses conseils. Cela n’a aucun sens. Si un courtier prend une grosse somme d’argent, le client doit alors prendre conseils et connaissances de son courtier (en supposant qu’il soit un bon courtier et non un idiot… mais qu’il soit capable de le comprendre très rapidement).

En tant qu’acheteur lisant ceci… cependant, ne suivez les conseils de votre courtier que si vous pensez qu’il prend votre intérêt à cœur… si vous devez les deviner (les conseils)… changez de courtier!

Outre l’intégrité, il est tout aussi important de travailler avec un courtier qui sait vraiment ce qu’il fait.

Ne vous méprenez pas, l’utilisation d’un grand courtier de marque est très utile lorsque vous vendez votre maison. Il ajoute du prestige et du cachet. Mais gardez à l’esprit qu’il y a beaucoup de bons courtiers immobiliers et qu’il y a aussi beaucoup de courtiers immobiliers idiots de marque qui ont eu de la chance. Assurez-vous d’avoir de bons rapports et de faire confiance à votre courtier et assurez-vous qu’il est effectivement formé dans votre marché. Chaque fois que je me présente à un rendez-vous d’inscription, que je reçoive ou non l’inscription, le premier commentaire que je reçois toujours du vendeur est que j’ai une connaissance innée du marché que très peu de courtiers qu’ils ont déjà rencontrés ont.

En tant qu’acheteur, gardez à l’esprit que la chose la plus importante n’est pas le nom de marque du courtier. Encore une fois c’est la connaissance du marché. Interrogez votre courtier potentiel et assurez-vous qu’il puisse vous dire chaque maison du bloc qui s’est vendue au cours des années, le prix de vente, le montant de sa dette, la dernière vente de la maison avant cette vente… franchement tout sauf le nouveau numéro de sécurité sociale du propriétaire. Votre courtier doit en savoir le maximum sur la zone que vous regardez.

Considérer leurs opinions et ensuite faire l’appel

À présent, ma façon de vendre est très différente lorsque je porte le chapeau d’un courtier immobilier commercial, où il est question de chiffres et de taux de capitalisation. En résidentiel, les gens ont des émotions et des goûts différents, mais mon travail est de donner à mes clients le plus d’informations possible et de les laisser décider à la fin de la journée.  

Mon conseil est d’écouter votre courtier, puis de prendre votre propre décision. Il n’est jamais mauvais d’écouter quelqu’un qui travaille dans l’immobilier et il est toujours sage d’obtenir un deuxième avis, peu importe ce que vous essayez d’accomplir! Si vous souhaitez toutefois obtenir un deuxième avis, assurez-vous que ce soit de quelqu’un qui est digne de confiance et qui travaille dans le même domaine.

Assurez-vous qu’ils ne vous poussent pas hors de cette propriété en particulier, car il ou elle veut vous vendre autre chose.

Dites-leur la vérité: «Je travaille déjà avec quelqu’un et je ne prévois pas d’aller ailleurs ni avec un autre courtier, mais j’apprécierais vraiment votre opinion à ce sujet.»

Si vous leur dites et qu’ils réalisent alors qu’ils n’ont rien à gagner, ils peuvent donc aussi bien vous donner deux minutes de leur temps pour vous donner leur vraie opinion.

Enfin, NE demandez PAS à vos amis ou à vos collègues ce qu’ils pensent d’une propriété, car à moins qu’ils soient professionnels de l’immobilier, ils n’ont aucune idée de ce dont ils parlent.

Ils veulent juste intervenir et paraître intelligents.

Au bout du compte, c’est votre décision, mais être informé vous aidera à prendre la meilleure décision pour vous et votre famille.

N’oubliez pas que le fait qu’un courtier réussisse ne signifie pas qu’il sait ce qu’il fait. Regardez-moi, je plaisante!